Quelles actions contre l'érosion côtière à Biscarrosse ?

Quelles actions contre l'érosion côtière à Biscarrosse ?
La Stratégie Locale de Gestion de la Bande Côtière de Biscarrosse repose sur 3 piliers.

1. Le rechargement en sable

Issu de la plage, sur l’ensemble du secteur urbanisé de Biscarrosse Plage, avec un volume d’une à plusieurs dizaines de milliers de m3, cette technique de lutte active souple est la moins coûteuse et surtout la moins nocive par rapport à la dynamique côtière puisqu’elle n’entrave pas la dérive littorale par la création de points durs.

En effet, l’érosion est un phénomène naturel, parfois amplifié par les actions humaines, et la gestion de la bande côtière doit intégrer que le littoral est une zone d’interface en constante évolution, dont l’équilibre réside aussi dans la capacité à être instable. Une raison supplémentaire pour prioriser la stratégie de lutte active souple qui reste la plus pertinente à ce jour.

La question des lieux d’approvisionnement en sable et du volume précis restent à l’étude. 

Quand ? Une fois par mois à marée basse, généralement de novembre à mai sur une durée de 5 jours consécutifs lors des périodes de vives eaux et/ou après les situations météorologiques extrêmes.

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2. Un accompagnement des processus naturels

Au niveau des zones non urbanisées (plan plage, dunes…)

3. Une étude de faisabilité

Portée par le GIP Littoral, elle concernera le repli des habitations de 1ère ligne (Grand Hôtel de la plage + chalets). Puis suivra le retrait éventuel des anciennes protections aujourd’hui délabrées (plaques béton, enrochements…). Le recul du trait de côte estimé à 50 mètres à l’échelle 2050 (Observatoire de la Côte Aquitaine - OCA) invite à anticiper dès à présent une gestion du trait de côte pérenne, au-delà de la période de la stratégie locale estimée efficace à échelle 2045.

Ces réalisations se feront parallèlement à l’acquisition de nouvelles connaissances de l’aléa érosion (études, partenariats scientifiques…), à la mise en place d’une communication locale sur la culture de ce risque (élus, population, scolaires…) et à la gestion de situation de crise (techniciens…).